Depuis l’apparition de la pandémie du Coronavirus dans la capitale congolaise, le Gouverneur de la ville province de Kinshasa orchestre des scénarios qui risqueraient de conduire à une contamination en masse de manière inconsciente et généralisée dans la ville.
Figurez-vous, les conséquences de rassemblements occasionnés suites aux différentes décisions prises ce dernier temps par le gouverneur en rapport avec la situation sanitaire liée au coronavirus.
Acte 1. le confinement intermittent reporté
Après que le président de la république ait décrété l’État d’Urgence sanitaire le 18 mars 2020, quelques jours après le gouverneur de la Ville province de Kinshasa décrétait un confinement intermittent de la capitale congolaise pour une période de 3 semaines. Cette décision prise sans aucune mesure d’accompagnement économique et social pour gérer ce que l’incertitude peut générer sur le marché des biens de consommation a été reportée 24 heures. Raison officielle évoquée : la spéculation des prix des denrées alimentaires sur le marché.
Problème
Pris de court, les Kinois s’étaient mobilisés pour s’approvisionner. Une situation qui avait créé un engouement monstre de la population dans tous les marchés et supers marchés de la capitale. Et la mesure de distanciation sociale d’un (1mètre) a été tout simplement bafoué. Certains observateurs ont dû redouter une propagation éventuelle de la pandémie.
Acte 2 C’est au bord d’une 4×4, estampillée lutte contre covid-19 que le gouverneur de la ville de Kinshasa a circulé dans certains coins de la capitale pour sensibiliser ses administrés à se protéger et à respecter les mesures de prévention décrétées par les autorités sanitaire de la république et l’Organisation Mondiale de la Santé. Pourtant les rassemblements de plus de 20 personnes sont interdits pendant cette période d’État d’urgence. Le gouverneur chercherait-il à travers ses actions à répandre la maladie chez les pauvres?
Acte 3 en marge du confinement de la commune de la Gombe annoncé pour ce lundi 6 avril, l’autorité provinciale décide de délivrer des macarons à quelques catégories des personnes pour l’accès dans la commune institutionnelle. Mais simplement voilà comme le stipule un dicton : « le malheur des uns fait le bonheur des autres » , la délivrance des macarons gratuit vendu à entre 5 et 20 dollars américains par les agents de l’hôtel de ville de Kinshasa, ceux-là mêmes qui sont sous la gestion de Gentiny Ngobila. Pire dans cet imbroglio, ce sont des bousculades et du coup, aucune mesure de distanciation sociale n’est observée ni imposée par les agents de l’hôtel de ville aux milliers des kinois et kinoises qui sont venus tel pour une société tel autre pour soi dans le but d’avoir accès à la commune phare de la ville. Devrait-on encore vraiment se bousculer à Kinshasa pour avoir un imprimé en carton qu’on aurait pu à partir de son salon ou du travail imprimer soi-même ? Développer une base de données ou chaque entreprise qui doit assurer le travail minimum pouvait avoir un accès sécurisé pour imprimer les macarons de ses employés appelés à assurer le travail minimum ?
A quoi sert d’avoir un conseiller numérique dans un cabinet ?
Le gouverneur aurait-il un plan d’élimination silencieuse des kinois?
Que sera la prochaine scène silencieusement criminelle de l’hôtel de ville de Kinshasa ?
Autant de questions qui traversent la mémoire de plus d’un congolais. Et jusqu’à ce moment où vous nous lisez, certaines entreprises n’ont pas encore reçu des macarons et certains habitants de la Gombe déménage pour d’autres communes qui ne seront pas sous confinement.
Les Kinois devront donc éviter de tomber dans le piège, mais œuvrer à la stricte application des mesures hygiéniques afin d’échapper à la contagion et à la propagation de Covid-19. Prenons nous en charge.
Alain St. Bwembia



















































