Nul ne l’ignore, l’eau et l’électricité – même dans les sociétés primitives – sont indispensables dans la vie d’un être humain. Ces besoins élémentaires forment encore,en plein vingt-et- unième siècle, une préoccupation quotidienne dans la capitale congolaise. Et ce, particulièrement en cette période de crise sanitaire.
Comme beaucoup de congolais, Dongo Yemo Mobutu – Secrétaire National du Mouvement de Libération du Congo chargé des Mines, Énergie et Hydrocarbures – fustige le comportement « meurtrier » de la Société Nationale d’électricité (SNEL) et de la Régie de distribution d’eau (Regideso).
Dans un entretien à politiquerdc.net, ce leader de Gbadolite estime que la Regideso et la Snel, fort de leurs statuts actuels – sociétés commerciales – devraient être à la première ligne sur la chaîne de solidarité nationale, en ce qui concerne la fourniture des bons services pour permettre aux kinois et kinoises à rester confiner volontairement ou pas à rester chez eux.
Décriant la précarité de fourniture d’eau et de l’électricité dans plusieurs quartiers de la capitale, surtout dans les quartiers pauvres, le Secrétaire National du Mouvement de Libération du Congo s’interroge sur ce qu’ont servi les 18 millions alloués à chacune de ces entreprises dans le cadre du programme d’urgence de 100 jours de Félix Antoine Tshilombo.
« Je constate avec dédain et amertume que les enquêtes sur le programme de 100 jours ne portent que sur les travaux de sauts-de-mouton et les maisons préfabriquées des militaires et policiers. Qu’en est-il de l’exécution des autres travaux qui ont été annoncés à travers tout le pays ? La Regideso et la Snel ont reçu de l’argent de l’État pour améliorer leurs services en faveur du peuple. Où en sommes nous une année après ? « , S’interroge-t-il.
Le député national invalidé par la cour constitutionnelle interpelle les institutions de contrôle et audit à faire la lumière sur ces allocations du programme de 100 jours.
« Si nous devons être confinés à Kinshasa pour une longue période, que deviendrons-nous sans eau et électricité ? Déjà, dans la commune de Bumbu, le bidon de 25 litres est vendu autrefois par la Regideso entre 50 et 100fc se négocie depuis quelques jours à 500 Francs congolais. Il y a des quartiers en plein Kinshasa qui ne voient la lumière que du Soleil et cela depuis plusieurs mous », déplore – t-il.
En outre, Dongo Yemo Mobutu fait remarquer que malgré la décision du gouvernement congolais de fournir gratuitement – durant les deux mois qui suivent – l’eau et l’électricité aux kinois, cette décision n’a aucune incidence ni solution. Il y a toujours des piètres services qui sont rendus.
Par ailleurs, les coûts des factures aurait grimpé de plus ou moins 30% ces 5 dernières années alors que la qualité des services n’ont pas changé selon des études menées par le Secrétariat National des Mines, Énergie et Hydrocarbures du Mouvement de Libération du Congo
Ainsi, appelle -t-il ces établissements commerciaux de l’État à déployer plus d’efforts pour répondre à leurs missions à savoir : la desserte et la distribution d’énergie électrique ainsi de l’eau dans les conditions modernes à l’ensemble de leurs abonnés.
Alain St. Bwembia



















































