Le paradoxe entre la volonté affichée par les autorités de lutter contre le Covid-19 et le peu de soutien apporté au personnel soignant se manifeste , notamment à la clinique Ngaliema, l’une des formations hospitalières retenues pour la prise en charge sanitaire des patients atteints de cette pandémie.
C’est peu dire que les nouvelles sont alarmantes, car l’évolution de la situation inquiète le personnel médical qui s’estime abandonné par le gouvernement.
Il faut dire qu’au-delà de la question de prise en charge qui vient d’occasionner la contamination des 13 infirmiers, il se pose un problème sérieux de la ration alimentaire des équipes de travail, notamment les infirmiers de garde .
D’après des sources qui se sont confiées à politiquerdc.net, les conditions d’alimentation sont plus que déplorables.
« Le repas servi aux personnes qui travaillent durement et au péril de leurs vies se limite incroyablement à 2 petits pains secs et du thé rouge le matin, et *des maigres poissons à côté des feuilles de manioc préparées aux haricots pour toute une équipe d’infirmiers qu’on est en train de sacrifier (…) », dénonce -t-on à votre média en ligne.
Détournement des dons ?
C’est une question que d’aucuns se posent à la clinique Ngaliema, mais pour laquelle nos interlocuteurs qui ont requis l’anonymat, semblent pointer du doigt le médecin directeur et autres responsables de l’hôpital.
« Monsieur le journaliste, hôpital reçoit pas mal de dons ces derniers temps, composés des sacs de poulets, boîtes de conserves, sacs de riz, voire des enveloppes d’argent. Dernièrement , c’est l’ancienne première dame de la République, maman Olive Lemba, qui a apporté une aide financière très importante pour l’amélioration des conditions du personnel soignant et l’ensemble du corps médical de la clinique Ngaliema. Mais il se fait que ces dons – en nature et en especes – sont systématiquement détournés par nos chefs. Nous voyons des camions ressortir avec les différents dons pour les destinations inconnues.
Nous sommes très choqués et voilà pourquoi nous avons voulu recourir à la presse pour relayer ce problème (…) », Ont dénoncé nos sources , visiblement très affaiblis et prêts à lâcher le travail.
Outre ce dossier, les infirmiers de la clinique Ngaliema dénoncent le manque de motivation financière.
« Depuis que nous avons commencé la prise en charge des cas de Covid-19, personne alors personne n’a encore touché la moindre prime. Nous travaillons pourtant d’arrache-pied, à nos risques et périls », déplore-t-on.
La situation épidémiologique appelle à une prise de conscience de chacun. Il est temps que la hiérarchie prenne ses responsabilités en main pour éviter de démotiver les uns et les autres.
La pandémie de Covid-19 enregistre à ce jour 377 cas dont 47 guéris et 25 décès.
Rédaction



















































