Manifestation du palais du peuple : Arrêté par la police, le journaliste Thierry Kasongo Muyumba exige la restitution de ses biens extorqués

Les organisations citoyennes de la presse congolaise – la Conférence Permanente des journalistes Politico-parlementaires (CPJP), le Réseau des Journalistes Anti-Coupages (REJAC), la Coordination des Communicateurs pour le Changement des Comportements (CE4 Zone Afrique), et COJEC – déplorent le comportement délinquant affichés par certains policiers lors de la manifestation organisée par les militants de l’udps ce mercredi 24 juin 2020 à Kinshasa. En effet, ces brebis galeuses se sont lancées à quelques actes d’extorsion des professionnels des médias qui couvraient cette manifestation. Thierry Kasongo Muyumba est parmi les victimes . Il s’est vu dépouiller par des policiers qui l’ont privé de liberté et qu’il a bien identifiés après sa libération.

« Le général Kasongo doit s’impliquer pour que le journaliste retrouve ses biens volés par les éléments de la police commis à l’encadrement des manifestants », ont déclaré ces organisations.

Il sied de noter que le journaliste Thierry Kasongo Muyumba rédacteur en chef de Télé 7 et responsable du site d’information médiacongo a été arrêté aux environs de 13 heures pendant qu’il assurait la couverture médiatique de la manifestation contre les propositions de lois initiées par les députés nationaux du FCC Aubin Minaku et Gary Sakata. C’était sur l’axe robot roulage, non loin du palais du peuple.

Selon le témoignage recueilli de l’infortuné , il était désagréablement surpris de constater que la police déployée pour mener les opérations de sécurisation de l’institution parlement n’avait aucune notion sur la protection du journaliste à la recherche de l’information.

« Comment un journaliste peut être inquiété pendant qu’il collecte l’information concernant un évènement comme celui là? », s’est interrogé ce journaliste – politique.

Lors de son interview à la presse devant le palais du peuple, Thierry Kasongo Muyumba s’est dit estomaqué de voir la police qui aurait ouvert le feu face à des manifestants pacifiques, scandant juste des chansons contre la loi proposée par Minaku.

Par réflexe de protection, le journaliste s’est abrité derrière un arbre à côté de la place Mumbunda ya Gecamines.
À quelques pas de son abri, il a réalisé que les projectiles lancées par les armes policières livraient du feu à leur chute, à ses pieds. Par la suite, la police a envahi le lieu avec un dispositif de trois à quatre jeeps de renfort.

C’est alors que 3 policiers qu’il a bien identifiés surgirent pour l’attaquer brutalement afin de le tirer de son abri comme un malfrat : il se présente, « je suis journaliste ». Et l’un des policiers de retorquer « toufi nayo bolole, quel Journaliste azofilmer bazoba oyo ya UDPS » (entendrez, imbécile, quel est ce journaliste qui peut se permettre de filmer ces imbéciles de l’udps, ndlr). Et sans se gêner le moins du monde, chacun des policiers s’est livré comme un loup affamé sur sa proie pour fouiller les poches », témoignage la victime.

Pendant ce moment de calvaire, le journaliste Thierry Kasongo Muyumba a vu venir sur boulevard triomphale une jeep.
À son bord, sy trouvait un officier, capitaine de surcroit. Thierry Kasongo a alors lancé lappel de secours vers ce dernier : « mokonzi mokonzi, je suis journaliste. » Peine perdue, malgré la présence de ce gradé, les policiers pilleurs ont poursuivi leur sale besogne. « prendre les biens du journaliste minable en plein exercice professionnel, est indigne de la police.

Toujours d’après son témoignage, les policiers bien identifiés lui ont pris, notamment 80 dollars dans les poches , un powerbanc original de couleur noire pour alimenter son téléphone et d’autres matériels du travail.

Sur ordre d’un officier , les policiers estorqueurs lui ont hissé dans la jeep. « Jeté tel un sac du riz, le malheureux reporter a été logé – sur instruction de l’adjudant – en dessous des sièges de la jeep, avant d’être libéré plus tard.

Ainsi relaxé , notre confrère exige la restitution de ses biens récupérés avec violences par la police.

Rédaction

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