Cette question augure plus d’ombres que de la lumière à chaque action de revendications des agents et travailleurs du Jardin Botanique et Zoologique de Gbadolite (JBZG/ICCN).
La dernière action amorcée, c’est celle relative au sit-in organisé du 12 au 13 août 2020 devant le bâtiment de la Mairie de Gbadolite.
Dans leurs revendications , ils veulent obtenir le paiement de « leurs salaires détournés » dont l’existence n’a été découverte qu’en 2017. Salaires qui se logent, selon eux, à Afriland First Bank au moyen d’un » doublon de listing numérique d’établissement public émenant du budget annexe du Trésor public ».
Ce que curieusement ne reconnaît pas la banque commerciale incriminée. A en croire le Chef de guichet d’Afriland First Bank/Gbadolite, Yannick Bikenge, il » n’existe pas un doublon de listing » dans son agence concernant les employés du jardin. Une justification, à la va vite, qui ne les convaincs absolument pas.
Dans une sorte de tribune d’expression populaire de ce 12 août devant le bâtiment de la mairie de Gbadolite, le maire de la ville, Joseph Molegbe s’est visiblement dédouané en présentant aux grévistes les listings de la fonction publique.
Cet argent existerait-il vraiment?
« Oui », affirme à politiquerdc.net, le Président de la délégation syndicale Roger Dendele. Ce dernier révèle par ailleurs qu’en son temps, à la découverte du détournement en 2017, la succursale de la BCC/Gbadolite avait fait remarquer l’existence « du doublon de listing numérique » et que le Chef de guichet sortant Rostain Amuri le qualifiait d »incohérence »; alors l’actuel chef de guichet Yannick Bikenge l’appelle, je cite » autre compte en anomalies ».

Mais où part cet argent?
Ces agents et travailleurs se disent exacerbés. Leurs revendications ne trouvent aucun écho du côté de l’exécutif provincial encore et toujours en silence assourdissant. A cela s’ajoutent les recommandations de bonnes intentions, mais sans suivie de l’assemblée provinciale en leur faveur. Bref, toutes les voies locales et provinciales empruntées ne leurs renvoient qu’aux calendes grecs.
Dans l’entre temps, l’Institut National de Conservation de la Nature, ICCN/Kinshasa, ne broche rien et fait sourd-oreilles. Contacté le 13 août dernier par votre média, le Chargé de communication du Directeur Général de l’ICCN, Dieudonné Sidia a tout simplement promis de réagir ultérieurement. Une promesse non tenue en dépit de toutes les avances amorcées par la suite.
Devant ce désintéressement caractérisé du haut en bas, ces employés du Jardin Botanique et Zoologique de Gbadolite ne fondent leur espoir qu’à la présidence de la République tout en invitant à la danse l’Inspection Générale des Finances pour élucider ce « détournement » organisé.
Emmanuel MOMOTOY



















































