Le moindre de ses faits et gestes est scruté à la loupe par la population tant l’homme est fort discret et méticuleux. Bien plus, il incarne l’espoir de tout un peuple au regard de l’évolution de la situation politique depuis plusieurs années. Lui, c’est Jean-Pierre Bemba Gombo, Président national du MLC et ancien vice- président de la République Démocratique du Congo. Il s’est entretenu mercredi 27 octobre 2021 avec l’ambassadeur américain, Mike Hammer, sur la situation sociopolitique du pays et les questions des élections.
En effet, le numéro un du MLC l’a fait savoir lui-même à travers un tweet publié tard dans la nuit du mercredi .
« C’est toujours un réel plaisir de m’entretenir avec l’ambassadeur américain, Mike Hammer. Nous avons échangé sur la situation sociopolitique de la RDC, partagé nos points de vue et envisagé l’avenir pour des élections libres, inclusives, transparentes et démocratiques », avait-il tweeté.
Jean-Pierre Bemba, très attendu sur ses réactions par rapport à la grogne sociale qui secoue le pays aussi bien dans le secteur de l’éducation nationale que dans certains services publics a préféré appuyer sur un autre levier, celui de la diplomatie, souvent plus efficace, alors que plusieurs QG politiques s’attendaient à une réaction sur le plan politique du leader charismatique du MLC à propos de ce que certains dans les rangs de l’opposition et de la société civile ont qualifié de « forcing » orchestré par le pouvoir en place dans la désignation des membres de la Commission Électorale Nationale Indépendante. Baimoto – Igwe comme le nomme affectueusement les millions de ses partisans – est resté constant en évitant les déclarations à l’emporte-pièce des leaders populistes. Depuis son retour sur la scène politique, l’homme est avare de déclaration publique, comme s’il refusait de lever le voile énigmatique et mystique qui entoure son destin politique.
Ainsi, l’opinion est réduite à scruter ses moindres faits et gestes pour essayer de comprendre sa position face aux questions brûlantes de l’heure au pays. C’est inhabituel pour les acteurs politiques congolais, friands de sorties médiatiques intempestives et conflictuelles, mais c’est le choix de la maturité, pensent beaucoup d’observateurs.
Alain St Bembwa


























































