À la suite de quelques sorties malencontreuses constatées en l’espace de 48 heures dans le chef de certains de ses cadres, le Mouvement de Libération du Congo (MLC) vient de publier un communiqué et une circulaire visant à remettre de l’ordre dans la maison.
En effet, dans la perspective des échéances électorales prévues en 2023, plusieurs structures et cadres du parti de Jean-Pierre Bemba Gombo semblent de plus en plus mobilisés pour se mettre en ordre de bataille. Des initiatives sont prises un peu partout, à travers le pays, dans le but de contribuer au rayonnement et à la redynamisation du parti; ce qui est tout à fait normal et logique pour toute organisation qui aspire à la gouvernance de l’État.
Il se trouve malheureusement que dans cette effervescence d’activités politiques, certains cadres ou animateurs des structures politiques affiliées au MLC sont allés jusqu’à outrepasser les bornes, croyant que le silence de leur leader du parti serait une lancune ou faiblesse à combler par leurs discours , parfois trop salés contre les intérêts politiques de leur propre formation politique.
C’est dans cette optique qu’il convient de situer le sens du communiqué et de la circulaire publiés successivement le mardi 21 et le mercredi 22 décembre 2021 par le député national honoraire Fidèle Babala Wandu, en sa qualité de secrétaire général faisant fonction du MLC.
« Le secrétariat général du Mouvement de Libération du Congo , MLC en sigle, porte à la connaissance des différents cadres du parti que dans le but d’éviter d’éventuels dérapages langagiers lors des communications politiques publiques, ils sont priés de se ressourcer auprès de la hiérarchie organique du parti pour construire leurs messages, spécialement en rapport avec :
1.la politique et l’évaluation de l’Union sacrée de la nation ;
2.la stratégie politique du MLC, et
3.la situation politique personnelle du président du parti », lit-on dans le communiqué.
Et de préciser que : « la cellule de communication du parti demeure la seule instance habiletée à communiquer sur les questions énumérées ci-dessus ».
Ainsi, les associations d’appui au parti sont elles conviées à vivifier la vie associative de leurs structures en laissant les orientations stratégiques aux organes du parti.
Tout contrevenant ne s’en prendra qu’à lui-même, prévient-on.
Et pour bien enforcer le clou, le secrétaire général a encore signé une circulaire ce jour.
Celle-ci requiert de tous les cadres et présidents des structures d’appui l’obligation de subordonner toute activité à l’approbation des autorités du parti.
« Toute activité politique organisée au sein du siège national doit au préalable obtenir un avis favorable des autorités compétentes ». Et qu’à cet effet, « l’organisateur est invité à transmettre deux jours avant l’activité, un cahier de charges pour un examen approfondi de son message en rapport à la ligne politique du parti », a-t-on souligné.
Jean Médard LIWOSO

















































