Le débat autour de la loi électorale sera au menu de la plénière programmée par l’Assemblée Nationale pour ce jeudi 14 avril 2022, au Palais du peuple. Une démarche vue d’un mauvais oeil par les forces sociales et politiques acquises au changement, qui s’opposent au traitement de cette matière avant qu’un consensus ne soit trouvé entre toutes les parties prenantes au processus électoral en cours en RDC.
Une position défendue également par la Dynamique pour la Sortie de Crise (DYSOC) qui, via une déclaration politique, rendue publique le mardi 12 avril 2022 par son Coordonnateur Jean-Pierre Lisanga Bonganga, est farouchement opposée à l’adoption d’une loi taillée sur mesure de la mouvance présidentielle.
« La DYSOC dénonce avec véhémence l’examen de la proposition de loi annoncée par le citoyen Mboso pour ce jeudi. Pour la DYSOC, la loi électorale ne peut être votée par le Parlement avant de vider la question relative à la loi sur la CENI qui divise la classe politique ;
Pour la DYSOC, la loi électorale et et la loi sur la CENI doivent être adoptées par consensus entre toutes les parties prenantes au processus électoral. Agir autrement, c’est se soumettre à la dictature de l’Union dite Sacrée de la Nation, qui confond à longueur des journées la constitution avec la personne de Monsieur Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo », peut-on lire dans cette prise de position dont une copie est parvenue à politiquerdc.net.
Pour faire échec à cette démarche « unilatérale » de l’Union Sacrée de la Nation, le Coordonnateur de la DYSOC annonce la tenue d’une grande réunion des Forces Sociales et Politiques acquises au changement, ce mercredi 13 avril à Kinshasa.
« La DYSOC invite toutes les forces politiques et sociales acquises au changement en vue d’une concertation ce mercredi 13 avril 2022 au lieu habituel, en vue de lancer un appel pathétique au peuple congolais en général et aux kinois en particulier, d’assister nombreux à la séance plénière et publique, convoquée ce jeudi 14 avril 2022 au Palais du peuple, conformément à la constitution, pour dire non et non à une loi électorale taillée sur mesure, au profit du pouvoir en place », a-t-il conclu.
Comme on le voit, une fronde est donc en train de se préparer contre la nouvelle loi électorale en gestation.
JRM





















































