Le courant ne semble plus passer entre le Président de l’Assemblée nationale et son collègue du Sénat, qui sont à couteaux tirés au sujet de la désignation d’un délégué du Parlement devant siéger à la Cour Constitutionnelle. En effet, dans sa dernière correspondance numéro référence 046/RDC/AN/CP/MNPC/BKM/05/2022, Christophe Mboso N’kodia Pwanga fait d’abord remarquer à Modeste Bahati Lukwebo que c’est en violation des règles du jeu que la chambre haute du Parlement avait désigné son candidat juge constitutionnel.
« J’accuse réception de votre correspondance du 20 mai 2022. Y faisant suite, je tiens de prime abord à attirer votre attention sur le fait que la résolution que vous me transmettez à été prise en violation flagrante non seulement des dispositions de l’article 158 alinéa 1er de la constitution de la République, mais aussi et surtout de l’article 42 du Règlement intérieur du Congrès, seule parlementaire appelée à trancher sur cette question.
C’est d’ailleurs dans cette optique que, à la suite de l’instruction du Président de la République, Chef de l’État, parvenue à nos deux chambres le 13 mai courant, nos deux bureaux se sont réunis le 19 mai 2022 et convenus de commun accord de la tenue de la tenue du Congrès en date du 23 mai 2022.
Cependant, force est de constater que vous retenez par devers vous la décision ainsi que le communiqué conjoint, tous deux relatifs à la convocation du Congrès, sans aucune explication compréhensible ou une quelconque ni une quelconque raison convaincante », peut-on lire dans cette correspondance qui circule sur les réseaux sociaux et dont une copie est parvenue à Politiquerdc.net
Tout en lui exprimant l’indignation des députés nationaux sur ce blocage, Christophe Mboso invite Modeste Bahati à faciliter la tenue effective des assises du Congrès pour qu’une issue soit trouvée dans la désignation du remplaçant de feu Mongulu T’Apangane.
« Je tiens à vous exprimer, au nom des honorables Députés et du mien propre, toute notre désapprobation vis-à-vis de ce genre de pratique non républicaine qui ne permettra nullement la parfaite collaboration interinstitutionnelle entre nos deux chambres et ne reflète guère la sincérité de nos rapports.
Dès lors, puis-je vous prier, dans l’intérêt supérieur de la nation, de favoriser la tenue du Congrès afin qu’il puisse se prononcer sur le dossier sous-examen », insiste le Speaker de la Chambre basse du Parlement.
JR MOKOLO





















































