Le Président national de la structure d’appui au MLC, Les Bembistes,René Bonganga, se révèle de plus en plus, aux yeux de l’opinion, comme un grand analyste des questions d’actualité et autres concernant la République Démocratique du Congo.
Invité ce mercredi, 27 juillet 2022 du magazine « Rendez-vous des Auditeurs », sur CCTV-RALIK, le Président de Les Bembistes, a d’abord, dans son intervention, condamné l’enlèvement, la veille, de Monsieur Jimmy Kitenge, cadre du PPRD, par les agents de l’Agence Nationale des Renseignements, devant l’immeuble abritant les installations de Canal Congo Télévision et de Radio Liberté Kinshasa.
« Même si nous ne connaissons pas les motifs exacts de l’arrestation de Jimmy Kitenge, nous fustigeons la procédure utilisée pour l’arrêter.
Nous recommandons que notre compatriote Jimmy Kitenge soit déféré au parquet compétent pour présenter ses moyens de défense, au lieu qu’on continue à le détenir arbitrairement dans un cachot d’un service des renseignements », a-t-il dénoncé, avant de fustiger l’agissement de ce service de l’État.
« J’ai le sentiment que l’ANR est parmi les instances qui travaillent contre le mandat du Chef de l’État, cela en passant outre ses instructions relatives à l’humanisation des services de sécurité congolais.
Comment expliquer que des congolais soient encore détenus dans des cachots de l’ANR alors que le Président de la République l’avait proscrit ?
Le Chef de l’État avait dit qu’on ne pouvait plus arrêter les gens pour leurs opinions », a-t-il rappelé.
Pour René Bonganga, il est inacceptable que, sous le régime de l’alternance incarné par le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, l’on vive des pratiques et méthodes répressives décriées jadis par l’opposition, sous le régime de Joseph Kabila.
« Nous prônons la gouvernance des valeurs. Et c’est malheureux pour nous les sociétaires de l’Union Sacrée de revivre aujourd’hui les pratiques que nous avions dénoncées pendant le règne de Joseph Kabila.
Nous dénonçons pas mal des méfaits (détournement des deniers publics, les tracasseries policières et administratives, la hausse exagérée des prix) sur lesquels l’ANR devrait enquêter pour appuyer la gouvernance du Chef de l’État. Nos services ne sont donc forts que dans les enlèvements des citoyens.
Que le Chef de l’État ouvre les yeux sur l’ANR. Il y a sûrement des agents qui sont restés fidèles à l’ancien régime et qui travaillent contre le Chef de l’État et dont la mission serait de soulever la population contre son régime », a-t-il fustigé.
Et de renchérir :
« Pourquoi doit-on concentrer tous les services à Kinshasa, dans la commune de la Gombe, plutôt que de les déployer à l’Est du pays pour aider notre armée à avoir des bonnes informations afin de mieux combattre les groupes armés et les forces négatives qui y sèment mort et désolation », a-t-il souligné.
Président de Les Bembistes, René Bonganga a également donné son point de vue sur les manifestations populaires organisées dans certaines villes de la province du Nord-Kivu contre la MONUSCO.
« Tout en comprenant la frustration et la colère des congolais qui manifestent contre la MONUSCO, nous condamnons néanmoins tous les dérapages enregistrés lors de ces manifestations populaires, ayant provoqué mort d’hommes et pillage des installations de la mission onusienne.
J’en appelle à nos compatriotes qui manifestent contre la MONUSCO de le faire pacifiquement et d’arrêter avec les actes de violence qui desservent notre cause », a-t-il recommandé
Et René Bonganga est également revenu sur les raisons de la fronde de la population congolaise contre la mission des Nations Unies en République Démocratique du Congo.
« Primo, C’est la dernière déclaration du Porte-parole de la MONUSCO, selon laquelle les casques bleus ne sont pas à même de combattre le M-23, parce que ayant des armes sophistiquées, qui avait énervé la population du Nord-Kivu.
Ça été perçu par elle comme un aveu d’impuissance. C’est pourquoi les congolais sont arrivés à la conclusion que la présence de la MONUSCO est devenue inutile et que les casques bleus doivent plier bagages et quitter la RDC.
C’est la raison d’être de toutes ces manifestations.
Sécundo, Les congolais ont fait une évaluation de la mission de la MONUSCO, plus de 20 ans après son déploiement en RDC, et ils ont noté qu’il n’y a pas des réalisations majeures de la mission onusienne pour la pacification de l’Est du pays,
Tertio, la population reproche à la MONUSCO de nier l’implication du Rwanda aux côtés du M-23, alors que c’est un secret de Polichinelle que le pays de Paul Kagame est directement impliqués dans cette guerre contre la RDC », a-t-il rappelé.
Pour mettre fin à la guerre, René Bonganga recommande au gouvernement de la République de renforcer les FARDC et de cesser de compter sur les forces étrangères.
« Le Gouvernement congolais doit assumer ses responsabilités, en réformant l’armée congolaise et en mettant à sa disposition des moyens conséquents, afin que nos problèmes sécuritaires soient pris en charge par nos propres forces armées, plutôt que de recourir aux forces étrangères. L’expérience de la MONUSCO, présente en RDC mais incapable de pacifier le pays, doit nous faire réfléchir.
Le Maréchal Mobutu avait restauré et maintenu la paix dans notre pays, pas seulement avec l’appui militaire étranger ou de l’ONU.
Nous avons une armée qui est capable protéger et de défendre le territoire national contre toute rébellion ou agression extérieure. Que le gouvernement donne aux FARDC les moyens pour l’accomplissement de sa mission régalienne, au lieu de compter sur les forces extérieures », a martelé le Président national de Les Bembistes.
JR MOKOLO





















































