Véritablement les relations entre le pouvoir en place et l’opposition congolaise deviennent de plus en plus exécrables. Après avoir eu maille à partir avec les forces de sécurité, le samedi dernier, lors de la répression de la marche dont il était le co-organisée, Moïse Katumbi Chapwe, leader du parti d’opposition « Ensemble pour la République », a été empêché, ce mardi, 23 mai 2023, de se rendre dans la province du Kongo central où il comptait effectuer une tournée de plusieurs jours, afin de communier avec la base de son parti.

En effet, un escadron de la Police Nationale Congolaise a bloqué son cortège à Mitendi, à la frontière entre la capitale et la province du Kongo central, contraignant le futur candidat à l’élection présidentielle à rebrousser chemin.
Une situation qui a indigné plus d’un congolais, particulièrement, l’un de ses porte-parole, Francis Kalombo, qui ne s’est pas empêché de crier au règne de la dictature en RDC.
« Nous sommes dans une dictature indescriptible, parce qu’on empêche même à un citoyen de circuler librement dans son pays. Nous sommes bloqués au niveau de Mitendi où il y a beaucoup de militaires et de policiers, qui nous barrent la route. Donc, on ne sait pas avancer, on nous empêche même de circuler librement à l’intérieur du pays.
C’est regrettable. C’est ça le Congo aujourd’hui et nous regrettons ce comportement.
Le podium où on devrait tenir notre meeting à été saccagé. Nous regrettons ce genre des choses mais, au moins, cela fait voir à la face du monde qu’il est entrain d’être installé une dictature en République Démocratique du Congo », a-t-il dénoncé.

Quant au Gouvernement provincial du Kongo central, il justifie cette décision par des raisons d’ordre sécuritaire. La province n’est pas, pour l’instant en mesure, d’assurer la sécurité de l’opposant Moïse Katumbi et de toute sa délégation, a expliqué à la presse Papy Mambo Lwamba, Ministre provincial du Kongo central.
« Vous savez, dans notre province, il y a des situations sécuritaires que nous sommes en train de gérer. Nous sommes vraiment dans l’impossibilité, parce que, après avoir déployé les éléments dans nos frontières, nous ne pourrons pas contenir cette population de son parti, en cas de dérapage.
Donc la visite de l’opposant Moïse Katumbi n’est pas une visite privée. Il vient dans le cadre politique. On doit prendre toutes les dispositions pour éviter qu’il ait dérapage », a-t-il expliqué.
Il faut signaler que le Gouverneur du Kongo central, Guy Bandu, est convoqué d’urgence dans la capitale par le Vice-Premier, Ministre de l’intérieur. Même si le motif de sa convocation n’est pas officiellement annoncé, les analystes pensent que cette décision doit être liée à l’interdiction faite au leader de Ensemble pour la République de fouler le sol de la province du Kongo central.
JR MOKOLO





















































