Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’intérieur était face à la presse ce mercredi, 24 mai 2023. Au cours de cette conférence de presse, organisée en son cabinet de travail, Peter Kazadi Kankonde a fait le point sur les différentes questions d’actualité liées notamment au secteur de la sécurité nationale.
Parmi ces questions d’actualité, il y a l’interdiction faite au leader de Ensemble pour la République, Moïse Katumbi, de se rendre dans la province du Kongo central. A ce sujet, il a rejeté toute implication des autorités gouvernementales dans cet incident.
« Quand ça se passe en France, on ne cite aucune autorité ; quand ça se passe aux États-Unis où on étrangle les citoyens, on ne cite aucune autorité, mais quand ca se passe au Congo, on cite toujours les autorités.
Je ne suis pas venu à la tête de ce ministère pour museler, ni l’opposition, ni la démocratie », a-t-il indiqué, avant de poursuivre :
« Le Gouvernement de la République, garant de l’ordre public, n’entend pas se laisser faire, ni intimider, ni céder au chantage qui consiste à dire: le pouvoir de Tshisekedi est un pouvoir dictatorial qui opprime sa population, qui étouffe les libertés (…) ».

Au sujet de la dernière marche réprimée de l’opposition, le chef du département de l’intérieur et sécurité a condamné tous les actes de violence commis par les manifestants et par les forces de l’ordre, lors de ces manifestations publiques, qui ont eu lieu le weekend dernier à Kinshasa.
« C’est vrai qu’il y a eu violence. C’est aussi vrai que les manifestants ont violenté les forces de l’ordre. La RDC n’est pas le seul pays au monde où les forces de sécurité ne se sont pas bien comportés. On a vu ça aussi en France. Aux États-Unis, on tue des citoyens américains par des policiers mais jamais on a cherché à mettre ça sur le dos des autorités. Mais en RDC lorsque quelques éléments de la police se méconduisent, on accuse l’État congolais. On accable le Chef de l’État, ses ministres, comme si c’était eux qui c’était eux qui étaient sur terrain », a-t-il expliqué.
Pour le patron de l’intérieur, ce sont les leaders de l’opposition qui sont à la base des violences enregistrées lors de cette marche.
« Le Gouverneur de la ville-province de Kinshasa avait donné des itinéraires aux différents groupes. J’épingle le comportement incivique des opposants qui ont refusé d’obtempérer à l’itinéraire convenu avec le Gouverneur (…). Je trouve que le Gouverneur était intelligent (…) », a-t-il dit, tout en réitérant ces accusations contre l’opposition incarnée par Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Delly Sessanga et Augustin Matata Ponyo :
« Au Katanga, il y a de gens qui tuent des gens, les mettent dans les sacs pour terroriser la population. Ils ont décidé de ramener cette situation à Kinshasa, à travers des manifestations », a martelé le VPM en charge de l’intérieur et sécurité.
Peter Kazadi ne s’est pas empêché de mettre en cause une certaine presse manipulée, selon lui, par l’opposition, pour ternir l’image du pouvoir en place.
« Nous savons que l’opposition en face de nous a beaucoup de moyens (…), nous savons que des journalistes touchent de l’argent mensuellement pour ne relayer que l’opinion d’une certaine opposition (…). Et les journalistes internationaux n’ont vu que le côté négatif des autorités », a-t-il fustigé.
Et de renchérir :
« Ce qui est à déplorer dans cette campagne médiatique, ce que certains professionnels des médias, n’ont relayé que les bévues du reste condamnables de certains éléments de la police, certains médias tendancieux au pays comme en international n’ont montré que le côté négatif sans évoquer la condamnation de ces bévues par le Chef de l’État et le Gouvernement (…).
On ne laissera personne semer la mort ou la désolation au nom de la liberté d’expression », a-t-il averti.
Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’intérieur a également donné des précisions sur la fameuse organisation, dénommée « Force du Progrès », dont on dit être proche du parti présidentiel.
« Le phénomène Force du Progrès, ce n’est pas le même qu’Etienne Tshisekedi avait beni. Tout le monde se constitue aujourd’hui en membres du Force du progrès, y compris tous les shegues du PPRD sur le boulevard. Ces gens là sont parfois manipulés par des opposants. Même certains de nos policiers ont été manipulés. Ceux qui arrachaient les téléphones des gens à l’époque, aujourd’hui ils sont devenus des forces du progrès », a-t-il expliqué.
Le processus électoral en cours en RDC a été également évoqué lors de ce face à face entre le VPM Peter Kazadi et les chevaliers de la plume.
« La loi sur la répartition des sièges doit être adoptée avant la fin de la session en cours (…). Je souligne la volonté du Gouvernement à accompagner la CENI à respecter son calendrier, en lui donnant les moyens nécessaires pour que les élections se tiennent à la date et dans des bonnes conditions.
Le processus électoral donc est irréversible. Pendant que certains pensent que le processus va s’arrêter pour revenir à l’ancien système de partage de pouvoir, j’affirme, pas avec force mais avec conviction, que le Gouvernement de la République fait de son mieux pour que les élections se tiennent dans le délai, sans passer par le glissement », a-t-il rassuré.
Et Peter Kazadi Kankonde de marteler :
« Il y a de congolais qui ne veulent pas aller aux élections et qui multiplient des subterfuges. Il y a des congolais qui ne veulent pas aller aux élections et qui multiplient des actions désespérées en relayant l’insécurité orchestrée par le Rwanda (…) », a-t-il souligné.
JR MOKOLO





















































