Elle s’appelle Hélène Dondja Mukanga. Un feuilleton judiciaire qui va s’ouvrir dans les prochains jours contre le député provincial de Kinshasa, Éric Bukula, l’ex suppléant du vice-gouverneur Gecoco Mulumba.
La présumée victime du viol, Hélène Dondja, a déposé plainte pour « prévention et viol avec menace » depuis le 7 Septembre contre son ancien employeur, le député provincial Éric Bukula.
« En date du 15 Décembre 2022, vers 13h15′, l’inculpé envoya sa bonne au supermarché pour lui acheter une bouteille de Whisky de marque WILLIAM LAWSON’S qu’il prenait pendant que la victime se trouvait à la cuisine, en train de préparer les feuilles de manioc et les poissons salés, attendu pouf!
L’inculpé demanda à la victime de cesser de préparer pour lui arranger la chambre. La victime – en toute politesse et sans se douter de rien – entra dans la chambre afin d’exécuter la demande de son patron, mais hélas; ce dernier la suivit derrière, entra dans la même chambre, ferma la porte et enfin se jeta en toute brutalité la victime sur son lit sous ce mots « petite yo, osalaka epa na nga, oza eloko na nga, lelo il faut nalia yo qui veut dire :
- toi tu travailles chez moi, tu es mon objet sexuel, il faut que je te couche. C’est ainsi que le député provincial coupa le sous-vêtement de couleur noire et viola ma cliente par force en date du 15 Décembre 2022 pour la 1ere fois », « , peut-on lire dans la plainte déposée au Parquet Général de la Cour d’Appel de Kinshasa / Matete et dont votre média en ligne a pu consulter.
« Un acte qui deviendra récurrent et habituel dans le temps jusqu’à ce que le 14 Mars de cette année, Madame Hélène Dondja jette le tablier. Elle démissionnera donc à cette date avec 4 mois d’arriéré de paiement de salaire », fait savoir l’avocat conseil.
« Au total, Éric Bukula aurait abusé sexuellement Madame Hélène Dondja plus de 20 fois; après menace et intimidation du haut de son titre de député provincial jouissant des immunités parlementaires », précise-t-on.
Cabale politique !
Contacté par votre média en ligne, le député provincial, le présumé violeur, parle d’une cabale politique.
« Je tiens à informer l’opinion publique qu’une cabale politique, un vilain montage politique a été mis en place contre ma personne pour salir ma réputation et évidemment m’éliminer de la course électorale », a-t-il réagi.
« Mon seul péché, c’est d’avoir exigé, en ma qualité de député, de voir clair dans la gestion des fourrières dans la ville de Kinshasa et d’avoir denoncé les magouilles dans l’opération des destructions anarchique à Kinshasa », a-t-il poursuivi.
« Cela étant dit, j’ai confiance en la justice de mon pays. Surtout sous Fatshi Beton. Et dès mon retour au pays, je suis disposé à collaborer avec la justice pour que toute la lumière soit faite, a conclu le député provincial Éric Bokula.
Cabale montée par le vice-gouverneur de la ville de Kinshasa ?
« Justement, la plainte est effective, mais orchestrée par Gecoco (vice-gouverneur de Kinshasa, ndlr) pour détruire son adversaire de terrain qui se trouve être son suppléant l’ayant remplacé à l’assemblée provinciale », réagi un député provincial, proche de l’inculpé.
« Les 2 personnalités vivent à couteau tiré depuis les événements de la déchéance de Gode Mpoy dont Gecoco soutenait le Président déchu de l’APK – assemblée provinciale de Kinshasa – et que l’autre agissait en sens contraire. Ajouté à cet élément la concurrence sur terrain, en plus de la dernière déclaration des députés provinciaux lu par Éric Bukula dont 2 projets de la ville executés par Gecoco sont mis en cause par les élus de Kinshasa et promettent une action musclée dès la rentrée parlementaire. L’avocat de la prétendue victime se trouve être le suppléant à la candidature de Gecoco aux prochaines élections », précise cette source qui a refusée d’être citée, pour raisons des stratégies.
Alain St. Bwembia





















































