On le savait, la campagne électorale est favorable à des insinuations et autres petites phrases sous forme de passe d’armes entre candidats, mais Moïse Katumbi est coutumier de jets de pierre dans le camp adverse. Peu avant les élections de 2018, il a utilisé l’expression à connotation sportive de « 3ème faux penalty » contre le chef de l’État sortant. Aujourd’hui, il utilise qualifie de « somnifères » les promesses non réalisées par le Président sortant, Félix-Antoine Tshisekedi.
L’On n’oubliera pas que que la semaine dernière c’est le Président sortant qui s’en prenait à son challenger, soutenant qu’il n’a aucunement de leçon à apprendre Moïse Katumbi.
Autant dire que l’affrontement entre Moïse Katumbi et le président sortant Félix Tshisekedi laisse des traces à travers les propos que chacun tient pour présenter l’autre sous son mauvais jour.
Dans leurs tournées à travers les différentes provinces, comme une abeille, chacun pique l’autre. Les numéros 3 et 20 à la présidentielle de décembre 2023 se jettent des piques indexant l’un d’« étranger », et l’autre de « démagogue à travers ses promesses non tenues ».
Arrivé à Isiro dans la province du Haut-Uélé, l’opposant Katumbi a tenu un meeting populaire devant une marrée humaine. Ce dernier a invité la population du Haut-Uélé à sanctionner aux urnes l’actuel président car selon ses dires, Félix Tshisekedi serait « spécialisé dans des promesses somnifères ».
« La fonction de président de la République appartient aux élites. Si tu échoues, il faut partir. On ne reprend pas de classe. Je ne suis pas un homme des promesses mais un homme des actions.(…) Ne votez pas pour Félix Tshisekedi, président des promesses somnifères, qui n’a rien fait pour le Haut-Uélé après 5 ans de règne », a déclaré Moïse Katumbi.
Et de poursuivre : « J’ai vu qu’il n’y a toujours pas de routes, pas d’électricité, pas d’eau… La gratuité de l’enseignement est un slogan ici et les enseignants ont un salaire de 50.000 francs congolais contre 21.000 dollars américains pour un député national qu’il a formé. Le Haut-Uélé manque de tout. Il reviendra encore ici pour essayer de vous endormir avec un autre chapelet de promesses irréfutables, demandez-lui ce qu’il a fait pour la province et dites-lui au-revoir ».
Le bras de fer entre ces deux candidats qui sortent du lot à ce scrutin présidentiel prend l’allure d’un règlement de compte personnel.
Lors de son adresse à la population du Haut-Uélé, le président du parti Ensemble pour la république a chiffré son programme à 141 milliards de dollars américains. Une fois élu, ce dernier envisage de construire les routes et les hôpitaux, l’amélioration de salaires des enseignants, ainsi que la solde des militaires et des policiers.
« Je m’engage à asphalter la route Isiro-Buta. J’ai déjà relevé pareil défi au Katanga en bitumant la route Kasumbalesa-Kolwezi. Je ne suis pas un démagogue, Je suis un homme des actions palpables et j’ai eu à le prouver à plusieurs reprises », dit-il.
Avec ses nouveaux alliés notamment Seth Kikuni, Matata Ponyo et Frank Diongo, le camp du candidat président Moïse Katumbi est attendu à l’Est de la RDC, afin de poursuivre sa tournée pour le compte de sa campagne électorale.
Japhet Punzu





















































