A peine la société aérienne Congo Airways dotée de deux aéronefs en location, une nouvelle tempête secoue l’entreprise. Les employés ont saisi le l’Inspection générale des finances (IGF), par l’entremise de son chef de service, Jules Alingete, pour dénoncer les agissements pour le moins suspects du directeur général, José Dubier.
A travers un courrier datant du début du mois de décembre, les employés ont évoqué une tentative de détournement d’avions et l’usage d’une double identité. Ils sollicitent incessamment une enquête de l’IGF,
Laquelle sera axée principalement sur la clarification de la présumée surfacturation du prix de location de deux aéronefs qui passerait de 2.250 dollars par heure pour chaque appareil à 2.800 dollars. Soit un supplément 550 dollars par heure pour chaque avion et 220.000 dollars le mois ou encore 2.640.000 dollars par an selon les calculs faits par les agents de cette compagnie aérienne.
Un autre grief mis à charge de José Dubier est sa prétendue triple identité: De Olivera sur son passeport portugais et Dubier Lueya sur sa carte d’électeur, ou encore Lueya Dubier sur l’ordonnance présidentielle lors de sa nomination à la tête de Congo Airways.
Aussitôt saisi, Jules Alingete a instruit une mission d’inspection d’audit pour une étude approfondie des accusations portées contre le directeur général de Congo Airways.
Pour rappel l’entreprise aérienne congolaise passe des moments des vaches maigres, ayant conduit la majorité des employés en congé technique. Depuis peu, un appareil Airbus A320 a été suspendu des vols parce que son moteur devait être réparé. Rejoignant le tarmac, les deux autres Dash 8 et un autre Airbus A320 sont également cloués au sol.
Pour remédier à cette situation, l’entreprise avait reçu une dotation en novembre dernier de deux appareils pour un coût total de 10 millions de dollars américains. Ces deux aéronefs pris en leasing sont aujourd’hui à l’origine des accusations de surfacturation à l’endroit du directeur général José Dubier.
Il convient de souligner que bien avant sa nomination, l’actuel manager s’était montré très critique vis-à-vis de ses prédécesseurs sur leur manque d’anticipation et s’était plaint de l’existence de plus 80 comptes bancaires.
Japhet Punzu





















































