Dans le cadre de lutter contre le braconnage, Trente-neuf nouveaux écogardes sélectionnés au sein de la population riveraine, ont prêté serment, samedi, pour protéger la biodiversité et lutter contre le braconnage, au parc de la garamba, dans la province du Haut-Uélé, au nord-est de la RDC, a t-on appris de source concordante.
« C’est depuis le mois de septembre que le Parc national de la Garamba (PNG) avait officiellement manifesté auprès du directeur général de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), le besoin de renforcer son personnel technique en effectif. Cette opération visait à recruter et former au moins 25 nouvelles recrues. Mais il se peut qu’au regard de la nécessité d’avoir un effectif opérationnel des écogardes en vue de garantir la protection des Rhinocéros, 9 recrues extra devraient être ajoutés pour en faire 34 au total à part les 5 additionnels. Voilà qu’aujourd’hui, le souhait est réalisé grâce à l’accompagnement très significatifs du Directeur Général de l’ICCN, Yves Milan Ngangay Yves et son partenaire African Parks C.», a indiqué Pascal Anguezu, chef du site adjoint de la PNG.
Il sied de noter que ces nouvelles recrues ont terminé avec ‘’avec succès’’ la formation paramilitaire intense de trois mois initiée par le Parc national de la Garamba pour renforcer son équipe, a renseigné la source.
En outre, la cérémonie s’est déroulée à Nagero, au sein du quartier général du Parc national de la Garamba, sous la conduite du Chef de site adjoint ad intérim, le conservateur Pascal Adrio Angwezi accompagné du Coordonnateur des OPS FARDC/PNG, le lieutenant-colonel Raphael Bulisina Tchalubunga.
Il est important de savoir que plusieurs personnalités ont pris part à cette cérémonie, notamment : le chef coutumier du groupement Nasala, les commandants CIAT de la PNC du territoire de Faradje, et du sous/CIAT de la PNC Sambia, le coordonnateur de la lutte anti braconnage, les officiers et sous-officiers des rangers et des FARDC, les personnels du Parc national de la Garamba, et la population locale riveraine venue assister leurs frères et amis.
Durant les trois derniers mois, les nouvelles recrues ont été formées aux tactiques de combat et au maniement des armes, à la législation en matière de conservation de la nature, de protection des populations riveraines et de droits humains, aux techniques de suivi de la biodiversité et de conservation communautaire adoptées par le parc, ainsi qu’à bien d’autres connaissances utiles conciliant la préservation de la biodiversité et le développement durable.
Pour le lieutenant-colonel Raphael Bulisina, « les FARDC et les équipes de lutte anti-braconnage du parc travaillent main dans la main depuis 2011 pour protéger l’écosystème diversifié et fragile de la Garamba ». Par ailleurs, il a exprimé toute sa satisfaction à la suite de ce nouveau cycle de formation.
« Nous sommes venus appuyer les écogardes. Au regard de l’immensité du Parc de Garamba, les effectifs trouvés ici étaient insuffisants. C’est ainsi qu’en appuyant ces effectifs avec le nôtre (FARDC) et celui de nouveaux écogardes qui viennent de terminer leur formation, cela nous permettra de bien articuler nos forces pour couvrir la zone, surtout le nord qui est une frontière. Nos collaborations FARDC et PNG sont très bonnes. Notre souci est qu’ils montent davantage en puissance. Car, lorsque nous ne serons peut-être pas là, que le PNG puisse se suffir», a-t-il indiqué.
Il sied de rappeler que l’’instabilité sécuritaire qui a sévi dans la zone a induit un taux de braconnage très élevé par le passé et une chute drastique des populations d’espèces emblématiques tels que l’éléphant de forêt, ainsi que la disparition du rhinocéros blanc du nord. Pour ces raisons, le parc a été réinscrit en 1996 sur la liste du patrimoine mondial en péril de l’UNESCO.
Jordy ndombasi

























































