La migration des dépenses de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) vers le budget -programme a été recommandée mardi 16 janvier 2024, à Kinshasa au gouvernement de la République démocratique du Congo, à l’issue de l’atelier de présentation du rapport final du Contrôle citoyen de l’utilisation des fonds alloués aux élections de décembre 2023.
« De permettre la migration des dépenses de la Céni vers le budget -programme pour renforcer la gestion axée sur les résultats », est l’une des recommandations citées par Valery Madianga, coordonnateur du Centre de recherche en finances publiques et développement local ( CREFDL).
Il a ajouté parmi ces recommandations « au gouvernement d’instruire la Céni à l’application stricte du système intégré de gestion des marchés publics ; à la Céni de justifier l’exécution des marchés importants accordés à « Miru Système » et d’ éclairer l’opinion sur les motivations de l’achat d’une quantité très significative des bulletins de vote et des cartes d’électeurs, alors que l’utilisation est très inférieure à la demande, à la justice d’ouvrir des enquêtes sur la gestion des fonds alloués au processus électoral et réprimer les mauvaises pratiques conformément au code pénal congolais; aux organes de contrôle ( IGF, Cour des comptes et parlement) de justifier aux contribuables congolais l’absence des missions de contrôle face à la gestion calamiteuse des fonds publics alloués à la Céni; à la population de s’approprier ce rapport et exiger la redevabilité, la crédibilité budgétaire et la transparence des marchés publics à la Céni ».
Valery Madianga a renchéri en ces termes : « Nous avons constaté que l’étude révèle une hausse de 25,1 % des dépenses de la Céni entre les deux cycles électoraux (présidentiel et législatifs). Des nombreux flux financiers sont mouvementés dans des banques commerciales en lieu et place de la Banque centrale du Congo. L’origine des fonds payés reste inconnue. Paiement des avantages indus au personnel politique de la commission électorale nationale indépendante en violation du cadre légal ».
Il a fait savoir que sur les marchés passés avec les prestataires internationaux, le rapport a révélé que la gestion des marchés publics est caractérisée par une budgétisation forfaitaire, inadéquate, surfacturée, sur-financée ou dupliquée et qui recourt à l’arbitraire, au remplacement du matériel électoral sur fond de motivation fallacieuse, la prépondérance de recours au mode de gré à gré, faible degré de transparence et persistance des pratiques de corruption et de blanchiment d’argent à la base de l’inflation sur le marché.
Le coordonnateur de CREFDL a indiqué que l’objectif poursuivi est de promouvoir la transparence, l’obligation de rendre compte, la sincérité dans la gestion des fonds alloués aux opérations électorales, de reveler l’impact de la dépense publique sur la crédibilité des opérations. De relever également les forces et les faiblesses de la dépense et des marchés publics du budget des élections en RDC.
Il sied de noter que le Centre de recherche en finances publiques et développement local ( CREFDL) compte organiser des séances de plaidoyer auprès des toutes les parties prenantes pour un changement de mentalité.
LMS





















































