Depuis la publication des résultats électoraux des législatives nationales et provinciales ainsi que municipales, les états-majors multiplient les initiatives. Certains pour contester les résultats devant les juridictions compétentes – cour constitutionnelle ou cour d’appel – suivant le cas, tandis que d’autres sont dans l’anticipation.
En effet, sans attendre l’issu des différents dossiers en passe d’être soumis à la justice, certains regroupements politiques – ont entrepris de mettre sur pied une plateforme politique à l’intérieur de l’Union sacrée, elle-même étant une plateforme politique, chère au président réélu Félix Tshisekedi. Serait-ce un courant politique à l’intérieur de l’Union sacrée?
Il reste que la sortie officielle de ce sous-ensemble politique est intervenue mardi 23 janvier 2024, sous la dénomination de « Pacte pour un Congo Retrouvé » (PCR) et repose sur les piliers représentés par les regroupements suivants:
- Alliance des Alliés de l’Union pour la Nation Congolaise(A/A-UNC) de Vital Kamerhe,
- de l’Alliance des Acteurs Attachés au Peuple (AAAP) de Tony Kanku,
- de l’Alliance Bloc 50 (A/B50) de Julien Paluku
- et de la Coalition des Démocrates (CODE) de Jean-Lucien Busa.
Le but serait de « renforcer la cohésion au sein de l’Union Sacrée >.
Les questions que d’aucuns pourront se poser sont de savoir si, après la victoire éclatante de l’Union Sacrée tant à la présidentielle qu’aux législatives nationales et provinciales voire municipales, on pourrait déceler ou en déduire une certaine fragilité qui nécessiterait le renforcement de la cohésion? Aussi, l’introduction d’un sous-groupe à l’intérieur de la plateforme favorable au chef de l’État ne serait-elle pas une façon insidieuse d’inoculer le venin de la division d’un groupe soudé jusque-là?
Au lendemain de cette sortie, Augustin Kabuya – secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) – a pris langue, de son côté, avec d’autres leaders de l’union sacrée. Ainsi, a-t-il rencontré notamment Bahati Lukwebo de l’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC), Jean-Pierre Bemba du Mouvement de libération du Congo (MLC) et Christophe Mboso de la Convention pour la République et la démocratie (CRD), respectivement président du Sénat, VPM en charge de la Défense et président de l’Assemblée nationale. Dans son propos devant la presse, en réaction à la sortie de PCR, Kabuya a déclaré:
» Il n’est pas exclu aux gens de se réunir et de réfléchir. Nous prônons la démocratie. Nous ne pouvons pas empêcher les membres de l’Union sacrée de se réunir. Le danger peut intervenir seulement quand les gens se réunissent pour comploter contre l’Union sacrée. Or, dans leur réflexion, je ne vois pas ce qui peut nous inquiéter ».
Il a salué, à cette occasion, toutes les initiatives au sein de l’Union sacrée, dont le but serait de soutenir les actions du Chef de l’État, pour son second mandat.
Après la proclamation des résultats des élections, la prochaine étape est la mise en place des nouvelles institutions. Toutes ces réflexions au sein de l’Union sacrée seraient donc pour accélérer cette mise en place surtout que toutes les grandes formations l’attendent impatiemment. L’instauration de PCR serait-elle une anticipation destinée à peser dans la balance – face à l’autre camp – lors de la mise sur pied des nouvelles institutions et la désignation de leurs animateurs ?
Malgré les agitations, seul le président de la République a le pouvoir discrétionnaire de nommer un informateur pouvant identifier une majorité au sein de l’Assemblée nationale.
Selon les animateurs du Pacte pour un Congo retrouvé (PCR), la plateforme compte 231 députés nationaux et provinciaux y compris.
Au total 477 députés nationaux ont été provisoirement proclamés élus par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de la RDC. Ils sont issus des partis et regroupements politiques qui ont atteint le seuil notamment l’UDPS, l’UNC / A, le MLC, l’ACP, l’AFDC/ A et Ensemble.
LMS





















































