Cette deuxième visite du genre de la Ministre des affaires étrangères de Belgique, Mme Hadja Lahbib, dans la capitale congolaise
s’inscrit dans le cadre de renforcement des liens bilatéraux entre la Belgique et la RDC, et d’un projet en lien avec la résolution de la Chambre des Représentants relative à la ségrégation subie par les métis issus de la colonisation belge en Afrique (dite Résolution « Métis »), a fait savoir l’ambassadeur de Belgique, à travers un communiqué parvenu mercredi matin à politiquerdc.net.
« Durant sa visite, la Ministre des Affaires étrangères aura l’opportunité d’aborder avec ses différents
interlocuteurs la situation sécuritaire et humanitaire dans l’Est du pays et les efforts diplomatiques en cours au niveau régional », a précisé la source.
Pour ce mercredi , la patronne de la diplomatie belge débutera sa journée par une visite du projet “Prothea Congo – Ugani Prosthetics”, une
entreprise sociale qui vise à rendre les prothèses plus abordables et accessibles, en particulier dans les pays à faible revenu. En tant que filiale de la société belge Ugani, Prothea se distingue par sa solution innovante : des prothèses imprimées en 3D. Ce projet, soutenu par FINEXPO, illustre l’impact et la pertinence de cet instrument dont l’objectif est de soutenir l’exportation de biens d’équipement belges et de services afférents.
Son agenda prévoyait également une visite au parlement congolais pour rencontrer le Président du bureau provisoire del’Assemblée nationale, Christophe Mboso, avant un échange avec un groupe de députées nouvellement élues. Cette rencontre permettra de mettre en lumière l’importance de la participation des femmes à la vie politique et d’aborder les défis de l’égalité des genres en Belgique et en RDC. Ce sera aussi l’occasion de faire le bilan d’un projet, soutenu par la Belgique, qui visait à favoriser la participation des femmes au processus électoral en RDC au travers d’activités de coaching, de plaidoyer et de partage d’expériences.
« la Ministre rencontrera également la Première ministre, Judith Suminwa, afin de la féliciter de vive voix pour sa nomination, en
tant que première femme à la tête du prochain gouvernement congolais. La visite se terminera par une rencontre avec les participants du projet résultant de la Résolution « Métis ». Une délégation de 20 métis prendra le même vol que la Ministre ce 10 avril pour un séjour de quatre
jours en Belgique. En concordance avec les objectifs de la résolution, ce projet doit permettre de reconnaitre à nouveau l’histoire des métis issus de la colonisation, d’entendre leurs attentes et d’envisager ensemble les opportunités pour l’avenir », fait-on savoir.
La RDC occupe une place de premier plan dans la politique étrangère belge. En raison de l’histoire commune qu’elles partagent, la Belgique et la RDC entretiennent une relation riche et étroite, aussi bien entre les institutions officielles belges et congolaises qu’entre les citoyens
des deux pays. Cette coopération se manifeste, entre autres, dans les domaines économique, politique, social, culturel, et militaire. La RDC est également le principal pays partenaire de la coopération belge au développement et l’un des principaux récipiendaires de l’aide humanitaire
financée par la Belgique
Pour la journée de mardi, « la visite a débuté par un petit-déjeuner de travail sur la situation sécuritaire dans le pays et les
conséquences, notamment humanitaires pour la population. La Ministre a rencontré ensuite son homologue, Christophe Lutundula, puis le Premier Ministre sortant Jean-Michel Sama Lukonde, pour discuter des questions bilatérales et régionales, ainsi que des efforts de paix et des enjeux socio-économiques en RDC. L’après-midi a été consacrée à un débat-rencontre avec les étudiants en journalisme de l’Université des Sciences de l’Information et de la
Communication (UNISIC). Lors de cette rencontre, ils ont échangé sur la question des “fake news” et leur impact sur nos démocraties. En soirée, la ministre a découvert la richesse de la culture congolaise à travers la rumba, inscrite au patrimoine immatériel de l’UNESCO et
essaimée en Europe grâce à la diaspora congolaise établie en Belgique », a-t-on appris.
Rédaction





















































