Le gouvernement et les travailleurs se sont mis ensemble, mercredi 1er mai au Palais du peuple, à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), pour examiner les progrès réalisés dans le secteur du travail dans le pays.
« Cette journée solennelle est un moment privilégié aussi bien pour les travailleurs que le gouvernement de se retrouver, afin d’examiner les progrès réalisés « , a déclaré Claudine Ndusi, ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale, à cette occasion.
« Célébré sous le thème : Paix et sécurité, gages de la promotion de l’emploi, au nom du Président de la République, le gouvernement attache une importance particulière au secteur de l’Emploi en tant que gage du développement harmonieux de notre pays », a-t-elle encore déclaré en ce jour du 1er mai où des manifestations ont été organisées par les organisations syndicales congolaises dans la capitale et dans certaines provinces du pays.
La ministre de l’Emploi a encore indiqué, dans son discours que la Journée internationale du Travail,
depuis plus de trois éditions est célébrée sous le thème, « promouvoir le travail décent dans un monde en mutation », pour mettre en exergue l’emploi, en tant que concrétisation de loi fondamentale du travail »

Pour cette année, le thème national choisi par le ministère du travail est plutôt « Paix, sécurité gage de la promotion de l’ emploi décent », a déclaré Claudine Ndusi.
I/T Les syndicats congolais prônent la paix pour un meilleur rendement dans le travail
» Ce thème est interpellateur, parce que pour promouvoir l’emploi, pour créer des emplois, il faut qu’il ait la paix et la sécurité « , a laissé entendre Eugène Badibanga, vice-président de la Force syndicale congolaise, et membre de l’Intersyndicale nationale du congo.
Et d’ajouter : » (…) si nous voyons les statistiques du BIT, le taux du chômage est à 96 % dans un pays où la population est jeune. Les jeunes étudient, ils ont des diplômes, mais ils peuvent mener toutes leurs vies sans avoir un emploi rémunérateur « .
» La paix est un paramètre très important pour qu’il y ait stabilité au pays afin que les dirigeants puissent bien réfléchir et concevoir une bonne politique salariale parce qu’il n’y a pas équité dans le paiement des gens, au delà des retards injustifiés que nous avons dans le paiement de salaire « , a-t-il aussi soutenu.
» Depuis des longues dates, on célèbre le 1er mai. Une journée pour laquelle aucun travail ne peut être sous le chantier en mémoire de ceux qui ont lutté haut et fort pour pouvoir, obtenir ce que nous pouvons appeler aujourd’hui le travail social « , a déclaré pour sa part Augustin Nouméa Nzuji, vice président de l’Union nationale des travailleurs du Congo (UNTC ).
Il a poursuivi : » Vous voyez quand il n’ a pas de sécurité, il n’y a pas d’emploi, et il n’y a pas de vie. Personne ne peut prétendre vivre sans emploi. Même la bible déclare: celui qui ne travaille pas ne mange pas « .
» Alors, nous célébrons comme ça notamment pour donner le moral à ceux des nôtres qui ne sont pas sur leur lieu de travail notamment à l’Est, nous célébrons également en mémoire de ce qu’on vit au pays.
» Le 1er mai, aucun fonctionnaire n’a touché au salaire. La situation salariale de travailleur en RDC reste à désirer « , a-t-il déploré, avant de s’interroger: comment prétendre promouvoir l ’emploi quand le grand employeur qui est le gouvernement congolais n’arrive pas à subvenir convenablement au besoin et à respecter le droit de travailleur ? «
» C’est une grande journée pour nous, notamment pour interpeller le gouvernement sur sa manière de faire « , a-t-il martelé.
Il a préconisé qu’on doit nécessairement faire des améliorations dans le secteur du travail et revaloriser les conditions des vies des fonctionnaires et travailleurs de la RDC. C’est pourquoi, il a appelé au dialogue social.
LMS





















































