Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a procédé, ce mardi 17 septembre, au lancement officiel du programme de gestion des déchets électriques, électroniques et pneumatiques. Assumant l’intérim de la ministre d’État, ministre de l’environnement et développement durable, c’est le Ministre d’État, ministre du budget, Aimé Boji Sangaré qui a présidé cette cérémonie au Pullman Hôtel de Kinshasa face à plusieurs personnalités et médias.
« il est important de rappeler de prime à bord que les déchets électriques, électroniques et pneumatiques font partie de ceux considérés comme dangereux par l’ensemble des nations du monde. C’est pour cela que le contrôle de leur circulation a fait l’objet d’un traité notamment «La Convention de Bâle« sur le contrôle des mouvements transfrontalières de déchets dangereux et de leur élimination, ratifiée par le gouvernement de la République démocratique du Congo le 15 septembre 1994 », a indiqué le ministre d’État, ministre du budget, avant de préciser qu’il s’agit d’un « programme d’Éco-Contribution (ou Eco-Levy) autofinancé d’évaluation de bout en bout, qui comprend un mécanisme d’inspection et de collecte d’une Éco-contribution auprès des exportateurs pour soutenir et financer la gestion des déchets d’équipement électriques et électroniques de certains produits réglementés tels que les pneumatiques ainsi que les Equipements électriques et électroniques (EEE) neufs et d’occasion.
Ce programme lancé cet avant-midi à Kinshasa par le Gouvernement de la République, vise notamment à : -Assurer le Gouvernement de la RDC qu’aucun éco-dechet n’entre sur son territoire sans son consentement et ainsi limiter/réduire à néant l’impact négatif des produits toxiques sur l’environnement et la santé publique.

Il vise par ailleurs à » fournir au Gouvernement de la RDC les ressources financières indispensables à la mise en place de l’infrastructure de gestion des (déchets électriques, électroniques et pneumatiques (DEEEP); et « fournir au Gouvernement de la RDC une source de revenus supplémentaires susceptibles de financer d’autres types d’interventions dans le domaine de l’assainissement des villes, la valorisation énergétique et biologique des déchets urbains, la production de bio-fertilisants, le développement du bois renouvelable pour la production de charbon, la lutte contre les érosions, etc. et gérer en collaboration avec la firme Intertek. »
Pour conclure son speech, le ministre d’État Aimé Boji a insisté sur le fait que notre pays ne doit pas être la poubelle du monde. C’est pourquoi, les fonds collectés serviront à investir dans le développement d’infrastructures de gestion de ces déchets en République démocratique du Congo.
Gaston Bosobe





















































