Quels grands projets, viables et bancables assurant à la République une connectivité avec toute l’Afrique et la Chine, la République démocratique du Congo va-t-elle présenter pour absorber un partie de 50 milliards de dollars américains du Forum sur la coopération sino-africaine ? Cette thématique a fait l’objet de la première réunion de la task force instituée par le Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi et les ministres sectoriels du Gouvernement.
« On a convoqué la task force composée des ministères sectoriels, que vous avez vu, pour essayer un peu d’échanger autour des grands projets qui vont nous assurer la connectivité sur toute l’Afrique, mais également avec la Chine. Donc, l’ensemble des ministères a recensé la panoplie de projets bancables qui disposent des études et ceux qui ne disposent pas des études pour qu’on voie, de ces projets lesquels nous pourrions aligner pour capter ce financement chinois. Parce que, comme vous le savez, on a toujours accusé la RDC d’avoir une faible capacité d’absorption des financements ou des projets. Voilà pourquoi la task force est en train d’analyser projet par projet », a déclaré le Ministre de Commerce extérieur, Julien Paluku à la sortie de cette réunion.
À en croire le ministre du Commerce extérieur, le VPM Jean-Pierre Bemba a annoncé, à l’issue de cette première rencontre de la task force, la création d’une commission technique qui devra faire le tri des différents projets de la République à présenter au Gouvernement chinois pour capter les investissements.

» (…) à l’issue de cette réunion qui est la première de la task force, le vice-Premier ministre a annoncé la création d’un comité technique qui va maintenant faire la compilation de l’ensemble des projets, évaluer le coût de tous ces projets, mais également voir quels sont les projets qui ont les études déjà réalisées, quels sont les autres projets qui ont les idées d’analyse des projets, quels sont ceux qui disposent des études préliminaires pour qu’on puisse faire des études. On voit sur les trois ans qui sont concernés par les financements chinois, qu’est-ce que nous alignons réellement. Et donc, c’est une réunion importante que nous venons de terminer cette nuit, mais qui permet de nous lancer dans la vision du président de la République pour que la RDC soit parmi les nations qui vont capter, si pas 50% de ces 50 milliards, mais au moins 30% de ces financements annoncés par le président Xi Jinping », a assuré le ministre du commerce extérieur.
Les provinces de la République démocratique du Congo et la connectivité entre elles, et l’Afrique sont concernées dans le captage de ces investissements chinois a-t-il déclaré.
» (…) les provinces sont visées dans un premier temps. Il n’y a pas de république sans les provinces, c’est-à-dire tous les projets concernent les provinces. Vous savez que l’idée chère au Président de la République, c’est la connectivité de toutes les 26 provinces, mais également la connectivité de ces provinces sur le reste de l’Afrique, à travers les différents corridors. Vous savez, il y a le corridor Est, le corridor Nord, le corridor Ouest et le corridor Sud. Et donc, on a exploré tous ces corridors-là, on a évalué les coûts de ces corridors. Par exemple, celui de Lobito, celui qui partirait des Bananas en passant par Boma, Matadi, Kinshasa. Comment on peut relier Kinshasa à Ilebo et Ilebo en repartant vers les Hauts-Katanga. Comment on peut repartir du Sud-Ubangui, on part vers la province, ex-province orientale, on débouche sur la partie Est pour tomber sur Kampala et Kampala-Mombasa. C’est ce genre de cartographies qui ont fait l’objet d’échanges pour qu’on recense réellement quels sont les projets qui assurent l’ouverture de la RDC au monde, en captant l’essentiel des financements. »

Consciente des ambitions de la vision du Chef de l’État et de multiple projets que comptent la République démocratique du Congo dont le coût des investissements vont au-delà des 50 milliards du forum de la coopération sino-africaine, la task force, instituée par Félix-Antoine Tshisekedi, compte lever des fonds chez d’autres partenaires grâce à la certification des réserves de ressources minières du pays, a révélé M. Julien Paluku.
» Mais nous nous sommes dit que la RDC a des projets qui dépassent les 50 milliards. Et qu’on ne va pas se limiter seulement à ces projets ou à ces financements chinois, parce que nous pouvons avoir des projets à hauteur de 200 milliards. Et qu’au-delà donc de capter les fonds chinois, nous allons également nous adresser à d’autres partenaires. Et c’est la raison pour laquelle, dans la réflexion menée par la Task Force, le ministère des Mines va devoir certifier, par exemple, nos réserves minières. D’autres disent que nous avons des réserves évaluées à 24 000 milliards de dollars. Si cela est confirmé par une certification, ça pourrait nous aider à élever même 1 000 milliards. Parce que quand on a des réserves de 24 000 milliards, lever 1 000 milliards ne poserait pas de problème. Et ça va assurer le développement total de la RDC. Donc voilà ce que nous voulons. Ce que nous voulons traduire comme mise en œuvre de la volonté du président de la République à travers la Task Force.
Alain St. Bwembia





















































