Il sera probablement difficile pour le « Tout Puissant » ministre d’État chargé de la justice, Constant Mutamba, de se départir, sur le plan de communication, de cette affaire de présomption de détournement ou tentative de détournement. On parle d’une transaction « suspecte » de 19 millions de dollars sur les 39 prévus pour le projet de désengorgement des prisons, transaction effectuée dans un compte bancaire dans une société privée de construction, avec à la clé, la construction de quatre (4) maisons carcérales à Kinshasa et d’une nouvelle prison à Kisangani, chef-lieu de la province de tshopo, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).
Tout est partie de la bourde contenue dans le communiqué du cabinet du garde des sceaux, qualifiant la correspondance de la DGCMP, publiée à travers les réseaux sociaux de Fake news.
« La prétendue lettre de la DGCMP en circulation sur la toile , est une fausse information (Fake news) », c’est l’un des points de la mise au point du cabinet du ministre Constant Mutamba, rendue publique en date du 11 mai 2025.
Dans son communiqué du 12 mai 2025, le ministre des finances, Doudou Fwamba, a précisé « qu’aucun paiement n’a été effectué ni par le Trésor public ni à partir d’un compte relevant de sa gestion, en rapport avec le projet de construction d’une prison à Kisangani… ».
Ce qui est étrange, c’est quand l’argentier, sans détour, prend sa distance vis-à-vis de l’affaire et décide d’orienter l’opinion à creuser au-delà de son ministère, en soulignant : « il faut rappeler que, dans notre pays, il existe des comptes bancaires dédiés à des projets et des comptes spéciaux, qui ne relèvent pas de la compétence du ministre des finances », fin de citation.
Une communication controversée contre le ministre
Alors que l’opinion semblait encore désabusée quant à la mise au point du ministre de la justice et le communiqué du ministre des finances, appelant ainsi la DGCMP à clarifier la situation, les dénonciateurs du présumé détournement à charge du jeune ministre de la justice, ont été renforcés en parcourant la correspondance de la première ministre, obligeant au ministre de « surseoir à la procédure d’attribution de ce marché en attendant son approbation ».
Ce faisant, des relais médiatiques du ministre Mutamba ont fait circuler une mise au point sur les réseaux sociaux, jeudi soir, apportant d’autres clarifications, qui semblent encore « donner raison » à ses « opposants ».
« Détournement imaginaire de 39 millions $ : Interrogé par RFI, le ministre de la Justice, Constant Mutamba, confirme l’existence du projet, qualifié de priorité nationale pour désengorger les maisons carcérales de la région. Il précise que le coût global du projet est estimé à 29 millions de dollars, avec une durée de 18 mois pour la construction d’une prison de 3 000 places », fait-on savoir.
« Selon lui, c’est un projet qui s’inscrit dans un programme plus large de réforme pénitentiaire, avec notamment quatre maisons d’arrêt prévues à Kinshasa », aurait-il souligné, selon ses relais des réseaux sociaux.
Angouille sous roche ?
Au demeurant, l’opinion se demande pourquoi autant de contradictions si l’on ne peut se reprocher de rien ?
Tantôt le ministre déclare qu’aucun montant n’a été encore décaissé, tantôt il déclare que « les 19 millions de dollars déposés sont placés dans un compte séquestre et ne sont pas encore accessibles à l’entrepreneur ».
Soulignant qu’à « ce jour, le dossier est toujours en examen à la primature, et aucune décision définitive n’a encore été rendue par la Première ministre Judith Suminua ».
Dans l’entre-temps, la première ministre avait déjà réagi aux correspondances du ministre Mutamba, à travers un courrier lui adressé en date du 8 mai 2025.
Quelle suite encore le patron de la justice attendrait-il de sa cheffe jusqu’à ce jeudi 15 mai ?
Voilà ce qui fait dire à une certaine opinion, que la gestion controversée de la communication du cabinet du ministre de la justice sur cette affaire des 39 millions clouerait le ministre au pilori.
En attendant, le député Willy Mishiki a déposé une question orale avec débat auprès du bureau de l’Assemblée nationale afin que le ministre vienne clarifier ce dossier devant la représentation nationale.
Affaire à suivre !
Rédaction






















































