Alors que le garde des sceaux de la République démocratique clamait il y a peu son innocence et déclarait être prêt d’affronter la justice, on constate qu’à chaque jour qui passe l’étau se resserre au tour de ce membre du gouvernement.
À peine l’autorisation de l’Assemblée nationale au Procureur général près la Cour de cassation pour ouvrir une instruction contre lui venait d’être accordée la veille, une nouvelle requête est tombée à la table du bureau de la chambre basse du parlement.
Selon le réquisitoire du parquet lu en séance plénière par le rapporteur Jacques Djoli,ce vendredi , les faits reprochés à Constant Mutamba se rapportent à une déclaration publique faite le 26 mai devant le siège du ministère de la Justice, à Kinshasa, au cours de laquelle ministre aurait dénoncé un complot judiciaire à caractère tribal contre lui en affirmant :
« la révolution judiciaire commence », tout en déclarant « ne pas craindre la prison ».
Outre l’outrage envers les cours et tribunaux, le réquisitoire du procureur général note les incitations à des manquements envers l’autorité publique, les injures et les menaces, conformément aux articles 75, 135, 136 et 159 du Code pénal.
l’Assemblée nationale a prévu la mise en place d’une commission temporaire afin de statuer sur cette nouvelle demande.
Jeudi soir, l’Assemblée nationale avait répondu favorablement à la demande du Procureur général près la Cour de cassation, relative à l’instruction du ministre pour les faits de détournement présumé de 39 millions alloués à un projet de construction d’une prison à Kisangani, dans le Tshopo, (nord-est de la RDC).
Dans une sortie médiatique devant ses collaborateurs de cabinet ministériel et quelques fanatiques, le ministre avait affirmé qu’il ne se présenterait « jamais » devant le parquet.
« S’ils ont besoin de moi, ils viendront m’arrêter chez moi à la maison. Mais avant de m’atteindre, ils auront à faire avec la population », avait – il lancé, le 26 mai dernier.
Va-t-il tenir parole ou bien répondre à l’invitation qui lui sera adressée ?
La réponse est attendue d’ici la semaine prochaine.
Dossier à suivre !
Rédaction






















































