La nuit du jeudi 21 août 2025 restera gravée dans la mémoire des habitants de Gwaka et spécialement celle des enseignants. Et pour cause?
Une bande d’hommes lourdement armés a perpétré un hold-up dans la paroisse Gwaka, dans le secteur de Mongala-kuma, territoire de Budjala, province du Sud-Ubangi , emportant ainsi l’enveloppe salariale couvrant deux mois du personnel administratif et enseignant, financée par Caritas Budjala.
Les malfrats, équipés d’armes de guerre, ont littéralement fait sauter la porte de la pièce où était logé l’argent pour mettre la basse sur celui-ci avant de s’évaporer dans la nature. Dans leur retraite, ils ont criblé de balles sur tout ce qui pouvait bouger. Un policier a malheureusement succombé après avoir reçu une balle au niveau des fesses
Jusqu’au moment où nous couchons ces écrits, aucun suspect n’a été identifié et les forces de l’ordre « restent étrangement silencieuses » face à cet acte de banditisme qui choque la population.
Disons qu’à moins de deux semaines de la rentrée scolaire, prévue le 1er septembre 2025, les enseignants et administratifs se retrouvent désespérément démunis après deux mois de vaine attente. Privés de leurs salaires, ils ne savent comment subvenir aux besoins de leurs familles. Le moral dans les chaussettes, ils ont du mal à trouver l’énergie nécessaire à la préparation de leurs cours. De leur côté, les parents et élèves s’inquiètent de la tenue normale de la rentrée.
Inquiète, la population dénonce la culture de l’impunité qui s’installe dans la société, car c’est une façon d’encourager les criminels à réitérer d’autres forfaits.
Les plus pessimistes craignent que la province du Sud-Ubangi ne devienne un terrain facile pour les criminels.
En conséquence, la population exige des mesures urgentes et efficaces pour sécuriser les écoles et autres institutions afin que la rentrée scolaire ne tourne pas à la catastrophe sociale.
Honoré Eyenga






















































