Une journée mondiale de réflexion et d’engagement
Le monde entier célèbre ce dimanche 8 mars la Journée internationale des droits des femmes. L’édition de cette année se déroule sous le thème international : « Droits, Justice, Action pour toutes les femmes et les filles », tandis qu’en République démocratique du Congo, la célébration s’inscrit sous le thème national : « Droits garantis : autonomisation durable des femmes et des filles en RDC ».
Au-delà des festivités, cette journée invite à une réflexion profonde sur la place des femmes dans la société, sur les progrès accomplis et sur les défis qui restent à relever pour parvenir à une égalité réelle.
Le 8 mars, une conquête historique
En effet, dédié principalement aux activités liées aux droits de la femme, le 8 mars n’est pas une date ordinaire. Dans l’histoire des peuples, certaines journées dépassent la simple commémoration pour devenir des repères moraux. La Journée internationale des droits des femmes appartient à cette catégorie. Elle rappelle à l’humanité le long chemin parcouru pour la reconnaissance de la dignité, des droits et de la place des femmes dans l’organisation de la société.
Depuis le début du XXᵉ siècle, cette journée symbolise les luttes sociales et politiques menées par des générations de femmes pour obtenir l’égalité devant la loi, l’accès aux responsabilités et la reconnaissance de leur contribution à la vie publique. Elle consacre une évidence désormais admise par le droit moderne : aucune société ne peut prétendre à la justice ni au progrès durable si les femmes sont maintenues en marge de la décision et de la responsabilité.
La place des femmes dans la construction nationale
La République démocratique du Congo s’inscrit dans cette dynamique. Sa Constitution affirme l’égalité entre citoyens et citoyennes et interdit toute discrimination fondée sur le sexe. Mais au-delà des textes, la véritable avancée se mesure à la présence effective des femmes dans les espaces de décision et à leur contribution concrète à la construction nationale.
Car la femme demeure l’un des piliers fondamentaux de la société. Par sa résilience, son sens du don et sa vocation éducative, elle transmet les valeurs, équilibre les communautés et assure la continuité des générations. Elle est à la fois mémoire et promesse d’avenir.
Mme Ève Bazaiba, figure d’un engagement féminin constant
Dans la vie publique congolaise, certaines figures illustrent cette dynamique d’engagement féminin. Parmi elles, Ève Bazaiba, Ministre d’État chargée des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, dont le parcours témoigne d’une constance remarquable dans la défense de l’intérêt général.
Son itinéraire politique est d’abord celui de la fidélité aux convictions. Durant les années difficiles traversées par sa famille politique, alors dans l’opposition, elle a fait preuve d’une résistance et d’une loyauté qui traduisent une dimension essentielle de l’engagement politique : rester fidèle aux principes même lorsque les circonstances invitent au renoncement.
Cette constance lui a valu la confiance des institutions de la République. Nommée par le Président Félix Tshisekedi, elle a marqué de son empreinte le ministère de l’Environnement, contribuant à renforcer la position de la RDC comme acteur majeur des enjeux climatiques mondiaux et comme « pays-solution » face aux défis environnementaux de la planète.
Une action tournée vers la solidarité nationale
Aujourd’hui, à la tête du ministère des Affaires sociales, son action se concentre sur la protection des plus vulnérables. Déplacés de guerre, populations sinistrées, enfants en rupture sociale ou femmes en situation de précarité constituent le cœur de son engagement. Sur le terrain comme dans les politiques publiques, elle rappelle que la solidarité nationale ne doit jamais être un slogan, mais une responsabilité concrète.
Son implication auprès des déplacés de l’Est du pays, mais aussi son attention portée aux Congolais contraints de trouver refuge à l’étranger, illustrent cette conception profondément humaine de l’action publique. Elle a également marqué les esprits lors des inondations qui ont endeuillé le pays, veillant personnellement à ce que les victimes reçoivent une sépulture digne. Par ce geste, elle a rappelé que la dignité humaine ne s’arrête pas avec la vie.
Sa devise – « Réconfort, sourire et espoir » – traduit ainsi une vision de la politique sociale fondée sur la compassion, la responsabilité et la justice sociale.
Une célébration porteuse d’avenir
Au fond, le sens du 8 mars se trouve précisément là : reconnaître que l’engagement des femmes ne relève pas d’une exception, mais d’une nécessité pour l’équilibre et le progrès des nations.
Car une société se juge à la place qu’elle accorde aux femmes dans la construction de son avenir. Et lorsque celles-ci participent pleinement à la conduite des affaires publiques, c’est toute la nation qui avance.


















































